Lieu commun d’une infirmière

Partage d’idées, de lectures, du quotidien d’une infirmière française

Archive pour janvier 2009

Visite d’entreprise

Publié par lieucommun le 28 janvier 2009

Voici encore mes premières impressions et actions

Une visite d’entreprise a été l’occasion de voir que des ateliers peuvent être très anciens et peu équipé en matériel ergonomique.  Les employeurs ne savent pas toujours ce que peut leur apporter leur service de santé au travail hormis ces visites médicales (normal, ils ont autre chose à penser).

Heureusement que j’ai gardé mes bouchons d’oreilles moulés parce que le bruit généré par les outils portatifs et presse sur le métal est de plus de 85 dB (A).

Après un échange avec l’employeur lors de cette visite et quelques questions ciblées, j’ai cru comprendre leur besoin en matière de santé et sécurité. Je vais transmettre le rapport à l’IPRP chargé de la sécurité et proposer un protocole de premier secours SST pour risque spécifique au médecin du travail. On verra bien s’il accepte de signer ce protocole de soins accident du travail (conduite à tenir) !

Quelques questions sur l’hygiène, le vestiaire m’ont permis de comprendre que le savon d’atelier n’était pas adapté aux salissures de cette activité. Je vais donc leur transmettre un choix de savons d’ateliers en rapport avec la nuisance. La prévention des hygromas (genoux) a été discutée ainsi que la manutention avec aide mécanique.

La fiche d’entreprise doit être remise à jour, je vais la demander au service car il m’a été impossible de la charger sur notre serveur qui est inaccessible de mon bureau (à ce niveau, ce n’est plus un serveur ! impossible d’y avoir accès si l’on n’est pas au siège social).

Les salariés étaient content de voir passer leur service de santé ; certains m’avaient vu en consultation la semaine dernière et m’ont accueilli. J’ai pu mettre en relation ce qu’ils m’avaient dit avec le terrain. Une bonne ambiance règne au sein de cette entreprise. Les anciens ont vu arriver les équipements de protection  avec suspicion (qu’ils portent maintenant.) De nouvelles habitudes de travail en sécurité ont été instituées pour répondre aux demandes des clients et selon l’évolution de la législation. Il reste des choses à faire, notamment au sujet du risque chimique. C’est là aussi que le service de santé au travail peut aider les petites entreprises  à préserver la santé de leurs employés et être en conformité avec la loi.

Sissi

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Ce qui se trame !

Publié par lieucommun le 21 janvier 2009

C’est ma première journée avec le médecin du travail. C’est un professionnel qui a 4 ans d’expérience en santé travail et prendra sa retraite d’ici 5 années.

Ce qu’il m’a fait comprendre : il a besoin qu’on organise son service et souhaite être secondé sur le terrain. Ce qui me convient plutôt bien !

Je lui ai proposé un document de consultation infirmière ainsi que l’organisation de ces consultations en parallèles avec lui. Il a pris connaissance du document, discuté sur ce support qui pourra à tout moment être modifié et rediscuté. Je sens bien qu’il y a un réel besoin d’appui et d’organisation de l’activité. Le nombre de salariés à suivre est énorme, impossible pour un seul médecin d’être réactif sur toutes les sollicitations.

Cet après midi, je suis allée à une réunion CHSCT dont le contenu était très bien établi, suivi. Nous avons été bien accueilli, je me suis présentée et l’étonnement a fait suite à mon propos. Je me suis retenue à plusieurs reprises pour ne pas intervenir. (le médecin était présent, c’est à lui de répondre ; il faut respecter la hiérarchie et la place qu’il doit tenir auprès des employeurs) cependant j’ai pris note des demandes et besoins et demain nous en discutons ensemble.

Ma vieille tendance à la communication reprend le dessus, je n’ai  pu m’empêcher de discuter avec les membres du CHSCT après la réunion !

Vive le Gps car les lieux de travail sont dispersés dans la périphérie de la ville, c’est un vrai parcours de recherche pour moi qui s’annonce !

Sissi

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Débuts en service interentreprises

Publié par lieucommun le 20 janvier 2009

C’est fait, j’ai débuté une nouvelle activité en service interentreprises après avoir quitté l’industrie.

L’accueil a été sympathique, organisé. Je viens donc de passer du temps avec une IST qui est en place depuis quelques mois et j’ai rencontré une bonne partie de l’équipe. ; dont, une autre infirmière. Un éminent médecin, acteur dans la santé au travail, m’a agréablement accueilli. Il a avoué avoir des difficultés et des craintes à travailler avec une infirmière mais reconnait que cela est nécessaire, utile aux besoins. J’ai apprécié son honnêteté. Celui ci a mis en place la consultation infirmière avec ma collègue et lui transmet ses connaissances et ses demandes spécifiques.

L’activité infirmière commence a se mettre en place avec l’équipe. L’infirmière travaille avec les IPRP et organise le plan d’activité que le  médecin  a  programmé pour l’année. Elle doit donc prendre les contacts, trouver les ressources et solliciter ses collègues. Elle rend compte au médecin et à l’équipe par le biais de travaux écrits. (écrits différents selon les destinataires) Je crois que communiquer sur ce qu’on fait est la meilleure des choses. Violette (ma collègue) a donc respectivement fait un travail d’épidémiologie sur les salariés vieillissant d’une entreprise ; rédigé des préconisations de santé suite à une étude de poste en collaboration avec l’IPRP ; recherché des ressources matérielles pour le maintien dans l’emploi d’un handicapé ; effectué une information sur les risques de leur métier à des apprentis ; participé à une cellule de soutien psychologique avec le psychologue et suit les personnes régulièrement, etc.

L’IPRP en métrologie est un passionné, il nous a montré les résultats de ses prélèvements de bruit et de cardiofréquencemétrie ; son activité d’information sur les risques professionnels. C’est un plaisir de l’écouter raconter ses interventions sur les postes. Parce qu’il s’intéresse à ce que font les gens et comment ils le font. Je n’ai pas encore rencontré le psychologue ergonome qui vient d’arriver. J’espère travailler de concert avec ces professionnels.

Demain, je rencontre le médecin avec qui je vais travailler. Nous devons visiter une entreprise puis nous rendre à une réunion CHSCT.

C’est une entrée en la matière qui me plait, je suis heureuse d’aborder ce travail avec toutes les perspectives de ce nouveau mode d’exercice. La bonne humeur de mes deux collègues infirmières m’a fait du bien.

Sissi

IST : Infirmier de santé au travail

IPRP : Intervenant en prévention des risques professionnels

CHSCT : Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail

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Le travail des femmes (2)

Publié par lieucommun le 13 janvier 2009

Taux d’activité des femmes et des hommes

En 2007, le taux d’activité des femmes âgées de 15 à 64 ans (65,3 %) est inférieur de plus de 9 points à celui des hommes. Cet écart continue de décroître, il était de 12 points en 2002. Le salariat est plus fréquent chez les femmes : 93 % des femmes en emploi sont salariées contre 86 % des hommes .
Parmi les salariés, si l’intérim et l’apprentissage sont plus masculins que féminins, les femmes occupent en revanche plus fréquemment des contrats à durée déterminée (11 % des femmes salariées contre 6 % des hommes). Elles travaillent aussi plus souvent à temps partiel (30 % contre 6 % pour les hommes).

Les situations familiales influent sur la participation au marché du travail, en particulier pour les femmes. Le taux d’activité des hommes reste en effet élevé quel que soit le nombre et l’âge des enfants. En revanche, le taux d’activité des femmes est fortement réduit lorsqu’elles ont des enfants, en particulier lorsqu’ils ont moins de 3 ans et sont donc peu scolarisés. Le taux d’activité des femmes en couple avec un enfant de moins de 3 ans est de 81 % alors qu’il n’est que de 61 % lorsqu’elles ont deux enfants et de 39 % au-delà. Lorsque tous les enfants ont plus de 3 ans, les contraintes de garde se posent différemment (le mercredi, le soir après l’école), et les difficultés d’articulation entre vie professionnelle et vie familiale rencontrées par les femmes trouvent davantage leur expression, sinon leur solution, dans le travail à temps partiel. Au sein des couples, 23 % des femmes en emploi ayant un enfant de plus de 3 ans travaillent à temps partiel alors que cette proportion s’élève à près de 30 % lorsqu’elles ont 3 enfants ou plus âgés d’au moins 3 ans. Pour les  hommes, en revanche, le recours au temps partiel reste faible et ne semble pas influencé par le nombre et l’âge de leurs enfants.

Dans le secteur privé ou semi-public, le salaire horaire perçu par les femmes travaillant à temps complet est inférieur de 17 % à celui perçu par les hommes. Pour les salariés à temps non complet, l’écart atteint 20 % . Une étude récente menée sur la période 1990-2002 a montré qu’une partie importante de l’écart salarial observé s’expliquait par les différences de caractéristiques entre les hommes et les femmes.

En termes d’éducation par exemple, si les femmes ont un niveau d’éducation globalement supérieur à celui des hommes, des différences importantes persistent dans les orientations et, de ce fait, dans les métiers exercés, ce qui n’est pas sans conséquences sur les rémunérations perçues. Les durées de travail différencient également de manière forte les hommes et les femmes. Deux effets se combinent : l’emploi à temps partiel concerne toujours davantage les femmes et, parmi les salariés à temps complet, les hommes effectuent un nombre d’heures plus élevé. Globalement, cette étude estime que les différences de caractéristiques (éducation, expérience, temps de travail et caractéristiques des emplois) expliquent environ 75 % des écarts de salaires mensuels entre les hommes et les femmes, et ce de manière stable entre 1990 et 2002. Le reste de l’écart (soit environ un quart) ne s’explique pas, en revanche, par ces différences de caractéristiques.

Taux d’activité : le taux d’activité est le rapport entre le nombre d’actifs (actifs occupés et chômeurs) et la population totale correspondante.

Les services aux particuliers, l’éducation, la santé et l’action sociale, des secteurs très féminisés

Certains secteurs d’activité sont plus féminisés que d’autres. La construction et l’industrie restent sans conteste des bastions masculins. Ces secteurs emploient plus de trois hommes sur dix, contre une femme sur dix. En revanche, trois femmes sur dix travaillent dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’action sociale, contre à peine un homme sur dix. Elles sont également près de deux fois plus nombreuses à travailler dans les services aux particuliers.

Hommes et femmes n’occupent pas non plus les mêmes emplois : près de la moitié des femmes sont employées, contre seulement 13 % des hommes, tandis que 35 % des hommes sont ouvriers, contre seulement 8 % des femmes. Bien qu’ils exercent des métiers différents, les hommes et les femmes occupent dans des proportions comparables des postes de niveau de qualification intermédiaire (22 % pour les hommes contre 25 % pour les femmes). Au sein des professions intermédiaires, les femmes sont plutôt infirmières, institutrices ou cadres B de l’administration tandis que les hommes sont plutôt contremaîtres, agents de maîtrise ou techniciens. La proportion de cadres est plus élevée chez les hommes : 18 % d’entre eux sont cadres, contre 13 % des femmes.

Entre 15 et 64 ans, les trois quarts des inactifs sont des femmes

En moyenne en 2007, 30 % des personnes âgées de 15 à 64 ans sont classées comme inactives au sens du BIT, soit 11,9 millions de personnes. Parmi elles, 41 % suivent des études, 24 % sont en retraite ou en préretraite, 27 % sont inactives mais ont déjà travaillé et 8 % sont inactives sans avoir jamais travaillé.

Étudiants et retraités sont les inactifs dont la relation à l’emploi est la plus claire. 98 % des étudiants sans emploi n’ont jamais travaillé et ne souhaitent pas travailler pour l’instant. Lorsqu’ils sont âgés de plus de 25 ans, ils sont un peu plus nombreux à avoir déjà travaillé (8 %) mais ils restent encore largement majoritaires à ne pas souhaiter travailler. En fin de vie active, plus de 99 % des inactifs retraités ou préretraités de moins de 65 ans déclarent ne pas souhaiter travailler. Ils ont en moyenne 60 ans et leur souhait de travailler diminue avec l’âge : 3,4 % des 50-55 ans et 0,8 % des 60-65 ans.

Les autres inactifs, ni étudiants ni retraités, représentent près de 11 % de la population des 15 à 64 ans ; 76 % sont des femmes. En moyenne, ces inactifs sont plus âgés et beaucoup moins diplômés que les actifs. Ils sont 11 % à déclarer souhaiter travailler. Leur situation vis-à-vis de l’emploi reste cependant hétérogène. Les trois quarts d’entre eux ont déjà exercé une activité tandis que le quart restant n’a jamais travaillé. Pour ces derniers, l’insertion sur le marché du travail peut être entravée par de faibles qualifications : 71 % d’entre eux ont un diplôme au maximum équivalent au brevet des collèges. Par ailleurs, 79 % de ces inactifs n’ayant jamais travaillé sont des femmes, dont 71 % vivent en couple. Parmi les 21 % d’hommes, plus des deux tiers ont moins de 30 ans et seulement 12 % sont en couple.

Source Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) , 2008

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La signification du temps supplémentaire obligatoire tel que vécu par les infirmières en centre hospitalier

Publié par lieucommun le 11 janvier 2009

Je ne pouvais lire la communication de cette recherche (publié en novembre 2007), présenté le 6 décembre 2008 par Manon Bougie, (Maitrise en santé communautaire, Conseillère clinicienne en soins infirmiers, boursière centre Ferasi) ; sans la partager ici. La présente étude est publiée en collaboration avec l’ordre régional des infirmiers de Montréal/Laval.

Vous allez vite saisir pourquoi je relate ici ce travail de recherche infirmier…et en tirerez les conclusions qui vous conviennent.

Certains termes ne nous sont pas familiers, ils sont propres au Pays et à sa culture. C’est une présentation très intéressante qui ouvre des perspectives de recherche pour toute infirmière en santé travail. Lisez indifféremment infirmier/infirmière, merci.

Vous trouverez également les résultats des études PRESST-NEXT par ce lien (Niveau Européen, c’est une autre approche réalisé par des professionnels non infirmiers)

La problématique :

  • Pénurie d’infirmiers
  • Restructuration du système de santé,
  • Vieillissement de la main d’œuvre infirmière
  • Absentéisme
  • Arrivée des heures supplémentaires (temps supplémentaire)
  • Phénomène temps supplémentaire obligatoire (TSO)

Quelques définitions utiles :

Heures supplémentaires ou temps supplémentaire

Tout travail fait en plus de la journée régulière, approuvé ou fait à la connaissance du supérieur immédiat et sans objection de la part de l’employé (convention collective FIIQ, 2006)

Temps supplémentaire obligatoire (TSO)

Effectuer des heures de travail supplémentaires à la suite d’une journée de travail ou une semaine excédant quarante heures et il s’agit là d’une obligation imposée par l’employeur. (West Virginia Nurse, 2004)

Données statistiques sur le TSO :

  • 67% des infirmières américaines interrogées ont subi le TSO chaque mois (enquête Ana, 2000)
  • 78,8% des infirmières exécutent du TS chaque mois, qu’il soit obligatoire, planifié ou non (Killien, 2004)
  • L’étude longitudinale de Trinkoff, et al. (2006) regroupe 2273 infirmières
    • 17 % sont forcées au TS à – de 2 h de prévenance
    • Plus de la moitié travaillent plus de 9h/jour

Un rappel du code de déontologie des infirmières, dont l’article 16. :

L’infirmière doit s’abstenir d’exercer sa profession lorsqu’elle est dans un état susceptible de compromettre la qualité des soins et services.

Constat :

Les infirmières se sentent éprouvées et mentionnent être “prises en otages” puisque, d’une part, elles doivent respecter le code de déontologie, d’autre part, en dépit de leur fatigue, elles doivent assurer des soins sécuritaires et de qualité.

La responsabilité professionnelle :

Engagement à assumer les responsabilités propres à l’exercice de la profession. Par son adhésion, l’infirmière s’engage à respecter les exigences (disciplinaires, morales et légales) liées à l’exercice de sa profession. (ndrl : j’aurai ajouté éthique)

Les interventions posées par l’infirmière lui sont imputables puisqu’elle est l’auteure même de ses actes.

Environnement de travail sain :

Un environnement psychosocial de travail optimum est caractérisé par :

  • des demandes adaptées aux capacités des personnes
  • un niveau d’influence convenable sur leur travail, (le pouvoir de décision)
  • un soutien social adéquat
  • un équilibre entre les efforts et récompenses
  • un travail satisfaisant auprès des bénéficiaires

Mais constat d’un “piètre environnement de travail” :

Symptômes de malaises physiques, problèmes de santé mentale (épuisement), sentiment de perte de contrôle.

La pénurie d’infirmières à laquelle fait face le système de santé menace :

  1. les soins prodigués aux patients/familles
  2. la santé physique et psychologique des infirmières.

D’autre part, il existe un lien étroit entre une faible conciliation travail-famille et une diminution de la satisfaction au travail ; ainsi qu’une augmentation de la détresse psychologique.

Le M.S.S.S. (2001) signale que «la situation ne pourra s’améliorer qu’à condition de mettre en place un milieu de travail assurant une réelle qualité de vie, en donnant aux infirmières l’occasion de réaliser leurs aspirations, tant sur le plan professionnel que personnel » Le Gouvernement du Québec (2004) a mis en place une politique sur la conciliation travail- famille.

Les impacts sur les patients

La pratique de TSO viole les standards de protection du public, augmente les risques ainsi que les erreurs pour les patients et prédispose les infirmières à des poursuites ou préjudices à la clientèle

Les risques d’erreurs

Une étude randomisée contrôlée, effectuée auprès de 393 infirmières, révèle une augmentation significative des erreurs lorsque l’infirmière travaille 12 h et plus :

  • la diminution de l’état d’alerte
  • l’affectation de l’humeur
  • la diminution de la performance
  • l’atteinte du processus décisionnel
  • la diminution de la mémoire
  • la diminution de la rapidité à réagir
  • le manque de concentration ainsi que la fixation

Un adulte requiert 6 à 10 h de sommeil/24 h.

Moins de 5 h de sommeil/24 h, il voit ses habiletés mentales chuter.

Après 2 nuits de manque de sommeil, la performance cognitive peut baisser jusqu’à 40 % de sa capacité.

La souffrance surgit lorsque l’infirmière, en dépit de ses stratégies d’adaptation et de son regard positif, n’est plus en mesure d’accomplir son travail selon son idéal moral.

Recommandations de l’auteure :

  • Réorganiser le travail
  • Optimiser l’environnement de travail afin de contribuer à l’amélioration du climat de travail.
  • Porter une attention particulière à la charge de travail lorsqu’une infirmière est forcée au TS.
  • Planifier des horaires de travail flexibles
  • Limiter le nombre d’heures en TS volontaire ou obligatoire, tel que recommandé par l’IOM (2004)
  • Prioriser les soins directs aux patients et à leur famille.
  • Repenser la reconnaissance au travail.
  • Appuyer la pratique clinique et la pratique de gestion sur la philosophie du caring

Recommandations pour la recherche :

  • Étude phénoménologique auprès des hommes, des mères de famille et des femmes mono parentales afin de comprendre comment le phénomène se vit.
  • Aussi, une recherche de type phénoménologique serait pertinente afin de décrire et comprendre la perception des gestionnaires lorsqu’ils forcent une infirmière au TS.
  • Il serait également intéressant d’explorer la perception des patients lorsque le personnel effectue plusieurs heures de travail consécutives.
  • Orienter la recherche vers les stratégies de coping pour les infirmières et les gestionnaires en lien avec le phénomène de TSO

Source :

BOUGIE M. , La signification du temps supplémentaire obligatoire tel que vécu par les infirmières en centre hospitalier (PDF)

Lire aussi : 15 publications et rapports de la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé (évaluation et amélioration de la sécurité des patients, liens avec la dotation en personnel)

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