C’est en cherchant une bibliographie et en parcourant le net pour la réalisation de mon mémoire que j’ai pris connaissance du féminisme.
Pour une fille née en 70, d’une mère qui m’a toujours semblé libre, c’est une découverte.
Même si l’exercice de la profession (je suis plombier bier bier ..) d’infirmière m’a mis en situation face à des femmes blessées (physiquement ou moralement) ou en situation précaire ; l’idée de la défense ou encore de la représentation du genre féminin ne m’avait pas conduite jusque là.
D’un coup, on se dit qu’on est ignorante de notre histoire et de ce qui se joue là, dans le monde du travail.
Je vous propose cette page de lecture publiée par la faculté des sciences sociales et politiques de Lausanne.
Je parlerais à nouveau du travail des femmes, mais à travers ce mémoire de fin d’étude qui m’a tenu pendant plusieurs mois et pris les “tripes”
Voici un document de l’INSEE, sur les dates dans l’histoire des femmes : Télécharger le document (pdf, 76 Ko)
S.

A toutes celles qui vivent dans l’illusion que l’égalité est acquise et que l’Histoire ne revient pas en arrière, je voudrais dire que rien n’est plus précaire que les droits des femmes. A celles qui ne regardent ni derrière elles ni autour, je voudrais rappeler que les Allemandes de l’Est par exemple ont perdu, à la chute du mur de Berlin, des droits qu’elles croyaient acquis pour toujours. Que les Algériennes, les Iraniennes, les Afghanes et tant d’autres, qui avaient goûté aux premiers fruits de la liberté, ont disparu, du jour au lendemain, sous un voile de silence. Aux Françaises je rappelle que l’on déplore encore 220 000 avortements en 1999. A celles enfin qui font confiance aux hommes au pouvoir pour que les choses s’arrangent peu à peu, je voudrais citer une phrase de Virginia Woolf : ‘L’ histoire de la résistance des hommes à l’émancipation des femmes est encore plus instructive que l’histoire de l’émancipation des femmes.’ Si elles ne défendent pas elles-mêmes les droits conquis par leurs mères, personne ne le fera pour elles. La condition des femmes ne va pas en s’améliorant dans le monde, contrairement à ce qu’il est reposant de croire. Les hommes sont des analphabètes du féminisme, on le sait. Mais les femmes le sont à peine moins. C’est pourquoi il n’est jamais trop tard pour lire un livre féministe. Ni trop tôt. Ils n’ont hélas pas pris une ride depuis 25 ans.
de Benoîte Groult
Ainsi soit-elle ,
Editeur : Grasset
Publication :1/3/2000
